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Imbolc, la lumière qui pointe

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perce-neige

Le torrent poursuit sa route devant le tapis de perce-neige.

Aujourd’hui, une battue nous avertit de son déroulement avant l’arrivée. Nous rejoignons finalement notre lieu de cérémonie. Le torrent est toujours aussi bleu, aussi transparent, aussi chantant, courant toujours aussi gaiement sur les pierres bleues du vallon. À un détour, les perce-neige dressent leurs clochettes blanches. Un peu plus loin des arbres tombés obstruent le chemin, une des dernières tempêtes a dû s’engouffrer dans ce couloir rocheux. Au moins avec les obstacles, nous n’aurons pas la visite des chasseurs. Il fait bon malgré une petite bruine qui s’arrête immédiatement à l’approche de la clairière où nous officions.

Nous avons la chance d’accueillir une nouvelle venue, Sandra. Pour cet Imbolc, nous avons préparé le plateau avec une spirale de farine pour fêter Brigit  (Briit). Nous reprenons le contact avec la nature et les présences invisibles qui nous côtoient. Sandra va les sentir du début à la fin. À force de venir en ce lieu, il est devenu un rendez-vous avec l’invisible.

La spirale de la Déesse

La spirale de la Déesse

Nous demandons l’aide, l’inspiration, la force et le pouvoir de guérison de Brigitte. Qu’il est bon de reprendre contact avec soi-même, avec son être profond. Ces moments sont comme des perles que nous enfilons sur le collier de nos vies.

Dans cette période obscure, Imbolc symbolise la lumière virginale qui pointe dans la nuit annonçant celle du printemps. Nous avons tellement besoin de l’énergie féminine dans ce temps incertain où guettent le chaos et la violence, nous avons tellement besoin de créer des liens, de nous reconnecter à la Nature. Nous avons tellement besoin de nous reconnecter avec nos ancêtres, eux qui élevaient à un niveau de mythes les événements quotidiens contrairement aux Grecs dont la littérature est surtout épique, nos ancêtres pour qui le feu de la forge et celui de l’inspiration étaient le même feu. Leurs mythes sont masqués dans les œuvres qui séduisent les masses comme la Guerre des Étoiles ou le Seigneur des Anneaux…, mais leur civilisation n’est jamais mise en avant, nous nous référons toujours aux Gréco-Romains en France, jamais aux Celtes ou aux Gaulois, comme si les Français avaient honte d’eux-mêmes et de leurs ancêtres qui ont tellement été dénigrés en particulier par la Révolution de 1789.

Nous posons des actes qui, peu à peu, construisent une spirale à travers tous les points temporels et cosmiques. Ici elle est matérialisée par la spirale de farine. Ce n’est pas un symbole celte mais les Celtes avaient accueilli dans leur corpus de rituels le symbole néolithique de la spirale, qui les avait précédés. La Nature est une Église qui nous remet dans la danse du temps et des directions.

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